culture ethnique

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LES ETHNIS DU CAMEROUN PAR REGION

 

LA COTE

 Le littoral camerounais, qui s'étend sur une distance de près de 400 km, du Rio del Rey à la frontière ouest avec le Nigéria, à Campo près du Gabon et de la Guinée équatoriale, abrite un certain nombre de peuples (Douala, Bakwéri, Bakoko, Batanga etc…) qui appartiennent à la culture côtière sawa.


 Douala, aujourd'hui peuplée d'un peu plus de deux millions d'habitants, capitale économique du Cameroun et grande métropole régionale, est artistiquement célèbre pour être le fief incontesté du Makossa ; la nouvelle génération des makossamen, s'efforçant de maintenir haut le flambeau à eux laissé par leurs glorieux aînés : Manu   Dibango, Nelle  Eyoum, Mouelle Guillaume, Eboa Lotin etc…

Enfin, Douala abrite une fois par an durant la saison sèche, la Fête du Ngondo, qui constitue le grand rendez-vous du peuple sawa avec son histoire et ses traditions…

LE CENTRE ,L EST,LE SUD
 Géographiquement parlant, les régions du centre, du sud et de l'est-Cameroun, appartiennent à la sphère culturelle bantou. On dit aussi "Bantou de la Forêt", pour mieux les distinguer des autres populations bantou qui n'habitent pas la zone forestière.

 on distingue notamment : le groupe ethnique numériquement le plus nombreux les Béti-Fang, dont les traditions sont remplies de récits mythiques relatant leurs migrations passées, de contes et légendes, d'épopées et chantefables, le tout soutenu par une musique épique de très grande facture artistique et à très forte dose émotionnelle : c'est l'art du mvet, ce mot désignant à la fois l'instrument et le contenu musical dudit instrument.

 Les peuples de la vallée moyenne et inférieure du Mbam, ceux de Lom, de la Kadéi, de la Boumba et du Ngoko, du haut Nyong etc… complètent le panorama ethno-culturel de cette vaste région bantou, immensément riche en matière de musique et de chorégraphie (Danses Bafia, Maka, Kozimé, orchestres de xylophones Etons, Bamvéllé, etc…) d'Artisanat culturel et d'Arts spécifiques.

La grande métropole de la région, Yaoundé, peuplée aujourd'hui d'environ un million et demi d'habitants, capitale du Cameroun, est pour le Bikutsi et sa version "urbaine", le "pédalé" ce que Douala est pour le Makossa, c'est-à-dire, un temple, un sanctuaire, avec ses "gourous"et leurs "affidés" Messi Martin, Anne-Marie NzieE, Elanga Maurice, Aloa Javis, Nkodo Sitony, les Zangualewa, les Zombies de la capitale, Ntondobe, Zélé le bombardier etc…

 Yaoundé est en outre célèbre pour ses nombreux festivals et ses grands rendez-vous culturels, avec notamment : ses "mois" de Danse, du Théâtre, de la Musique, du Jazz, des Chorales, de la Mode, de la Peinture, du livre etc…

 L OUEST ET NORD OUEST

L'art royal et costumes étincelants grassfieds
 La sphère culturelle des grassfields qui couvre les provinces de l'Ouest et du Nord-Ouest, est devenue célèbre, d'abord pour son Art "royal" qu'on découvre avec curiosité et ravissement dans les musées royaux de Foumban, Bafoussam, Bandjoun, Bafut, Bali, Bamoungoum, etc… Ici, les objets d'art, d'une localité à l'autre, d'une chefferie à l'autre (la chefferie constituant l'épicentre de toutes les expressions de cet art ) représentent ce qu'un critique averti appelle "une force morale" dans le Cameroun contemporain. Les bronzes tikars, peintures et bas-reliefs bamoun, trônes sculptés, animaux-totems, masques de danse et autres objets d'artisanat culturel bamiléké, banso, bali-nyonga, sans oublier les petites merveilles du Fon de babungo, une grande chefferie traditionnelle où le chef est lui-même artiste et artisan, tout cela traduit le dynamisme et l'essor culturel des Grassfieds.

Enfin cette sphère culturelle a été rendue célèbre par l'organisation de grandiose manifestations culturelles, de grands spectacles et festivals traditionnels de très bonne facture, à l'image de la fête de Ngouon à Foumban.

LE GRAND NORD 

Culture du septentrion : un double apport
 L'aire culturelle du Nord-cameroun ou septentrion, s'étend depuis les hauts plateaux de l'Adamaoua, jusqu'au lac Tchad, en passant par les plaines de la Bénoué et du Diamaré, sans oublier les Monts Mandara et les autres zones montagneuses de la dorsale camerounaise…


Un fond culturel islamo-peuhl. La Révolution peuhl, lancée depuis Sokoto, dans les toutes premières années du 19ème  par Shéhu Ousman dan Fodio, ayant abouti à la création de vastes et puissantes entités territoriales appelées "lamidas" (à Garoua, Maroua, Ngaoundéré, Tibati, Banyo etc…) sous la dynamique supervision du lettré Modibo Adama, a donné naissance à une nouvelle société musulmane dont les manifestations concrètes sont :

l'art de vivre ;

la tenue vestimentaire et l'organisation socio-culturelle ;

 Heureusement pour les populations du septentrion, l'élément culturel islamo-peuhl, dont la fantasia (animée par des cavaliers chevauchant à bride abattue, les jours de fête, sur des montures pur sang superbement harnachées) constitue l'une des manifestations les plus spectaculaires

 S'agissant de la spécificité de la province de l'Adamaoua, elle est selon des témoignages écrits et oraux concordants, considérée comme le point de convergence, de rencontre et de dispersion de nos grandes traditions culturelles bantou et soudano-sahéliennes.

 Et quant à ce qui est de grandes cités et métropoles  du  "Grand - Nord, chacune d'elles organise un grand festival annuel, notamment pendant la saison touristique qui va de novembre à mai, constituant une occasion propice à un déploiement culturel et artistique à nul autre pareil, ponctué par mille et une attractions fortement colorées et diversifiées. C'est le cas notamment du "Festival du lamidat" de Ngaoundéré , de la "Grande Semaine culturelle" de Garoua, du festival de Maroua ; sans oublier les fêtes traditionnelles d'un certain nombre de sultanats et de chefferies de la région de Kousseri, de Mora et de Mokolo, …etc